Les grandes courses des trimarans de 60'

Route du Rhum - The Transat - Transat Jacques Vabre - Transat Québec Saint-Malo

 

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La Route du Rhum - La Banque Postale

www.routedurhum.org

Voir http://voile-multicoques.wifeo.com/actualite

© Gilles Martin-Raget, avec son aimable autorisation
Site web : www.martin-raget.com

Le parcours : La ligne de départ est mouillée au large de Saint Malo, à proximité de la Pointe du Groin, les concurrents doivent rejoindre une bouée mouillée au niveau du cap Fréhel, ce début de parcours permet aux spectateurs d'assister depuis la côte aux premiers miles des concurrents. Ceux-ci passent ensuite leur première nuit de course en Manche , avant d'entrer dans le Golfe de Gascogne le plus souvent avec des dépressions automnales et donc des vents contraires, les concurrents tirent donc des bords jusqu'aux iles des Açores, où commencent à souffler les alizées (vents portants), qui mènent les participants en Guadeloupe avec une arrivée à Pointe à Pitre, après un tour de l'île par le nord.


Les bateaux : plusieurs catégories participent à la Route du Rhum :

   - 60' ORMA : multicoques de 18,28m

   - 60' IMOCA : monocoques de 18,28m

   - Classe 1 monocoques : bateaux de 50' à 60' non IMOCA, en pratique cette classe correspond à l'ancienne classe des 50' (15,24m)

   - Classe 2 monocoques et multicoques : bateaux de 45' à 50'

   - Classe 3 monocoques et multicoques : bateaux de 40’ à 45’

  - Classe 40' : nouvelle classe monocoque avec jauge spécifique, ces bateaux seront les plus représenté au départ avec 28 inscrits 
 
La météo : Le départ étant donné fin octobre ou début novembre, la situation classique est un régime de dépression sur l'atlantique nord avec des vents contraires et forts ainsi qu'une houle qui peut être importante. Le second point délicat se situe au niveau des Açores puisque que cet archipel est le centre de l'anticyclone du même nom, le but des marins est d'éviter le centre de celui-ci pour échapper aux vents faibles, deux solutions sont alors possible la route nord avec des alizés moins établis mais une route plus proche de l'orthodromie (route la plus courte), ou le sud avec des alizés forts et réguliers mais une route plus longue. La météo n'étant pas une science exacte la route médiane est parfois possible tout comme des options osées comme une route très sud le long des côtes Africaines puis au large des Canaries.
 
Le réglement : la course se déroule en solitaire, le skipper part donc seul sur son bateau, il peut cependant effectué des arrêts pour des raisons techniques (avaries, changements de voile...), dans ce cas le concurrent peut bénéficier de l'aide nécessaire après son arrivée au mouillage ou dans un port. Le routage est autorisé sur cette épreuve. La course se déroule tous les 4 ans.
 
Les multicoques : ils seront 14 dans la catégorie ORMA cette année, dont un catamaran Libertad de Pascal Bonneau, celui-ci ne devrait pas inquiéter les trimarans des ténors de la série, tout caomme Gérard Lamiré qui part sur un trimaran ancien (l'ex Elf Aquitaine), Lalou Roucayrol ne sera pas présent à la barre de l'hydraplaneur d'Yves Parlier faure de budget.
Les meilleurs spécialistes des 60' seront présents, avec notamment Michel Desjoyaux vainqueur de la dernière édition et qui aura à coeur de renouveller cet exploit pour sa dernière course à la barre de Géant, Franck Cammas qui avait été contraint à l'abandon lors de l'édition 2002 après son chavirage dans les premières heures de course, Pascal Bidégorry qui a effectué une superbe entrée dans la classe avec le titre de champion ORMA l'année dernière et qui voudra certainement brillé suite à son abscence sur la quasi totalité de la Multicup cette saison après un chavirage au trophée des Alpes Maritimes, Thomas Coville, Alain Gautier et Yvan Bourgnon qui sont sortis du circuit pour se consacrer aux navigations en solitaire, il faudra aussi compter sur le suisse Steve Ravussin qui a acheté l'ex Banque Populaire III pour cette Route du Rhum, lui qui avait chaviré alors qu'il avait course gagnée lors de l'édition 2002. A noter la première participation d'Antoine Koch dans la classe ORMA à la barre de Sopra Group, Thierry Duprey effectuera sa première transat en solitaire sur Gitana 12, Gitana 11 est pour l'occasion confié à Lionel Lemonchois, ancien du Gitana Team, qui remplace Fred Le Peutrec sur cette épreuve en solo suite à son limogeage fin juin.
Espérons que la course sera moins mouvementée que le dernière édition qui n'avait vu que trois concurrents sur 18 arriver en Guadeloupe dans la catégorie ORMA, les bateaux avaient subi une violente tempête dans le Golfe de Gascogne, cependant les trimarans semblent beaucoup plus fiabilisés pour cette édition, et même si le plateau est un peu plus restreint, la bataille devrait être rude.

 © Gilles Martin-Raget, avec son aimable autorisation
Site web : www.martin-raget.com
 



La Transat Jacques Vabre

www.jacques-vabre.com


© Gilles Martin-Raget, avec son aimable autorisation
Site web : www.martin-raget.com

Le parcours : le départ est donné au large du Havre, les monocoques de la classe IMOCA, de classe 2 (50') ainsi que les multicoques de classe 2 (50') font route directe vers Salvador de Baia (Brésil), les multicoques ORMA doivent laisser ile d’Ascension à tribord allongeant la route d'environ 1000 miles.
 
Les bateaux : peuvent participer
  
   - les 60' ORMA
 
   - les 60' IMOCA
  
   - les 50' multicoques (classe 2)
 
   - les 50' monocoques (classe 2)
 
La météo : Départ du port normand à la même période que la Route du Rhum avec un début de parcours identique : Mache et Golfe de Gascogne qui peuvent contraindre les concurrents à l'abandon si les conditions sont musclées. Après avoir doublé le Cap Finistère, les concurrents longent le Portugal, si la situation météo est normale , l'anticyclone des Açores génère des vents portants, les alizés orientés nord-nord ouest, les concurrents doivent ensuite négocier au mieux le passage des archipels des Canaries et du Cap Vert (sauf pour les 60' ORMA qui après avoir passer les Canaries continuent en route directe vers Ascencion le long des côtes Africaines), en effet le vent est fortement modifié par la topographie et le relief des iles, pouvant avoir un formidable effet accélérateur ou au contraire laisser une zone de dévent où les concurrents peuvent perdre beaucoup de terrain sur leurs adversaires. Difficulté suivante le passage du Pot au Noir, phénomène météorologique bien connu des naviguateurs au niveau de l'équateur, avec ses vents faibles et instables, l'objectif étant de couper au plus court pour ressortir en tête et laisser ses concurrents englués dans les calmes. En sortant de ce Pot au Noir les monos IMOCA et les classes 2 filent vers l'arrivée à Baia dans les alizés, les 60' ORMA doivent contourner l'ile volcanique d'Ascencion (90km², 44 volcans, 1000 habitants), son passage se faisant au près dans une mer souvent difficile. Ensuite les multis rejoignent l'alizé et allongent la foulée vers le Brésil.
 
Le réglement : Course en double, le skipper et son co-skipper sont autorisés à faire escale pour des raisons techniques, ils recevront alors l'aide nécessaire pour que le bateau puisse poursuivre la course. Le routage est autorisé, la course a lieu tous les 2 ans.
 
 

Transat Quebec - Saint-Malo

www.quebecsaintmalo.com

 

 Le parcours : La particularité de cette course vient du début du parcours, en effet le départ est donné de la ville de Québec, située sur les rives du fleuve Saint Laurent, les concurrents doivent donc effectuer les 400 premiers milles de la course sur ce fleuve. Après ce départ de Quebec, les participants doivent virer une bouée au large de la ville de Matane située à environ 200 milles de Québec, la seconde bouée est située à 160 milles de là près du cap Gaspé, suit une autre bouée à 18 milles près du village de Percé et tout proche du rocher du même nom, une dernière bouée sera à virer dans l'embouchure du Saint-Laurent, ce parcours fluvial permet aux spectateurs d'admirer les bateaux et aux médias de suivre la course, prinicipalement aux passages de bouées, celles-ci étant situées au plus près de la côte. Cette partie est très tactique, en effet le fleuve est somme toute assez étroit et les concurrents doivent enchainer les empennages ou les virements de bord pour s'extraire au plus vite du fleuve, de plus le trafic et les mammifères marins représentent des dangers potentiels pour les bateaux. Après la sortie du fleuve les concurrents se dirigent vers Saint Pierre et Miquelon et ses brumes puis vers les bancs de Terre Neuve, les participants s'engagent ensuite vers le reste de l'Atlantique Nord, le plus souvent au portant. L'arrivée se situe devant les remparts de la ville de Saint-Malo.

 Les bateaux : peuvent participer

   - les 60' ORMA

   - les 50' multicoques (45 à 50')

   - les 50' monocoques (45 à 50')

   - les 60' IMOCA, à noter leur présence exceptionnelle, les concurrents étant le plus souvent en chantier avant le Vendéee Globe.

 Le réglement : course en équipage (minimum de 3 équipiers), les escales techniques sont autorisées, la course se déroule tous les 4 ans depuis 1984.

 


 


 


 


The Transat 

www.thetransat.com/fr

 

Le parcours : course sur l'Atlantique Nord au départ de Plymouth et à destination de Boston (la ville d'arrivée a changé plusieurs fois depuis la création de l'épreuve).

Les bateaux : peuvent participer

   - les 60' ORMA

   - les 60' IMOCA

   - les 50' multicoques

   - les 50' monocoques

La météo : la course s'effectue face aux vents dominants d'ouest, le but étant de gérer le passage des différentes dépressions, sans passer trop au centre avec une risque d'arrêt pour cause de vents faibles ni trop loin du centre avec des vents forts en cas de dépression creuse.

Différentes routes ont été prises par les vainqueurs successifs :

- l'orthodromie : la route la plus courte : 2800 milles avec un courant portant sur le dernier tiers mais un passage près de Terre Neuve avec des brumes importantes et des risques de collision avec des growlers et les bateaux de pêche nombreux au large des bancs de Terre Neuve.

- la route Nord : 3 500 milles, route empruntée par Francis Joyon en 1996, hélas il chavirera alors qu'il avait course gagnée au large de Terre Neuve. Possible si les centres dépressionaires si situent assez bas, le naviguateur bénéficie alors de vents portants, cependant les risques de rencontre avec des glaces sont très importants.

- la route Sud : 3500 milles, peu utilisée, valable si le flux d'ouest est stable, intéressant pour le dernier tiers du parcours.

- la loxodromie : 2 920 milles, intéressante pour les deux premiers tiers du parcours, la fin de la course est plus difficile avec un courant fort et un vent de face.

Le réglement : course en solitaire, on pourrait la qualifier de sans escale, en effet il n' a a aucune terre entre le départ et Terre Neuve, les concurrents en difficulté peuvent revenir vers Plymouth si l'avarie se déclare quelques heures après le départ, si elle est plus tardive, le skipper doit faire face seul ou retourner à son port d'attache en conservant le bateau, en effet un retour à Plymouth serait trop pénalisant en temps et ne permettrai pas d'espérer autre chose qu'une place de dernier. Le routage est autorisé pour les 60' ORMA. La course a lieu tous les 4ans. C'est la dernière course qualificative pour le Vendée Globe qui se déroule selon le même calendrier pour les 60' IMOCA.

 

 


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